Chez Marishan n'est pas née d'un plan d'affaires. Elle est née d'une question que je me posais depuis longtemps : à quoi ressemblerait une maison d'hiver si on la construisait autour d'une seule idée — que les gens qui s'y retrouvent repartent plus proches qu'en arrivant ?
Chez Marishan wasn't born from a business plan. It was born from a question I'd been asking myself for a long time: what would a winter house look like if you built it around a single idea — that the people who gather there leave closer than when they arrived?
Une maison pour neuf, pas pour vingtA house for nine, not twenty
Neuf voyageurs. Quatre chambres. Trois salles de bain. Ces chiffres ne sont pas un hasard : c'est la taille d'un vrai groupe. Deux familles qui se connaissent bien. Une bande d'amis qui dure depuis le cégep. Trois générations autour d'une même table. Assez grand pour que chacun ait son espace, assez petit pour que personne ne se perde.
Nine guests. Four bedrooms. Three bathrooms. Those numbers aren't random: that's the size of a real group. Two families who know each other well. A circle of friends going back to college. Three generations around one table. Big enough that everyone has their space, small enough that nobody gets lost.
J'ai vu trop de locations « pour 12 » où la moitié du groupe dort sur des matelas gonflables dans le salon. Ici, neuf personnes dorment bien. Pour vrai. C'est une promesse simple, mais elle change tout.
I've seen too many "sleeps 12" rentals where half the group ends up on air mattresses in the living room. Here, nine people sleep well. For real. It's a simple promise, but it changes everything.
Le lac Grenier comme pièce principaleLac Grenier as the main room
La maison est au bord du lac Grenier, à Chertsey, dans les Laurentides — à 1 h 15 de Montréal. Mais « au bord du lac », ici, ce n'est pas une ligne sur une annonce. Le dôme au bord de l'eau et le solarium vitré chauffé existent pour une raison : vous faire vivre dehors même quand il fait −20 °C.
The house sits on the shore of Lac Grenier, in Chertsey, in the Laurentians — 1 h 15 from Montréal. But "lakeside" here isn't a line in a listing. The dome by the water and the heated glass solarium exist for one reason: to keep you living outside even when it's −20°C.
L'hiver, le lac devient une immense page blanche. Le silence y est différent — plus profond, plus net. On s'assoit dans le solarium avec un café, on regarde la neige tomber sur la glace, et on comprend pourquoi les gens conduisent une heure et quart pour ça.
In winter, the lake becomes one huge blank page. The silence there is different — deeper, sharper. You sit in the solarium with a coffee, watch snow fall on the ice, and you understand why people drive an hour and a quarter for this.
L'hiver d'abord, le reste ensuiteWinter first, the rest after
Beaucoup de chalets traitent l'hiver comme une saison creuse. Moi, je pense que c'est la saison où une maison comme celle-ci a le plus de sens. Le spa privé fume dans la neige. Le sauna tonneau sent le cèdre chaud. C'est quand il fait froid dehors que la chaleur dedans compte vraiment.
Many cottages treat winter as the off-season. I think it's the season when a house like this makes the most sense. The private hot tub steams in the snow. The barrel sauna smells of warm cedar. It's when it's cold outside that warmth inside really counts.
De novembre à avril, la maison se loue en maison entière seulement. Pas de chambre privée, pas d'espace partagé. Quand vous êtes là, la maison est à vous — le spa, le sauna, le silence. Tout.
From November to April, the house rents as an entire home only. No private rooms, no shared spaces. When you're there, the house is yours — the hot tub, the sauna, the silence. All of it.
Ce qu'on y a mis — et ce qu'on a laissé de côtéWhat we put in — and what we left out
Un piano. Une table de billard. Une salle de cinéma. Le Wi-Fi à 70 Mbps pour ceux qui doivent travailler un peu. Les chiens sont les bienvenus. Chaque choix répond à la même question : est-ce que ça aide les gens à passer du temps ensemble ?
A piano. A pool table. A cinema room. 70 Mbps Wi-Fi for those who need to get a little work done. Dogs are welcome. Every choice answers the same question: does it help people spend time together?
Et ce qu'on a laissé de côté compte autant : pas d'ambiance party, pas de sono de boîte de nuit. Chez Marishan est un lieu calme. On y vient pour se retrouver, pas pour se perdre. Ce n'est écrit nulle part en grosses lettres — mais ça se sent dès la porte.
And what we left out matters just as much: no party vibe, no nightclub sound system. Chez Marishan is a calm place. You come here to find each other, not to lose yourselves. It's not written anywhere in big letters — but you feel it from the front door.
Pour qui, au fondWho it's really for
Pour la famille qui ne se voit plus assez. Pour les amis qui parlent de se réunir depuis trois ans. Pour le petit groupe qui veut une retraite sans le mot « retraite » — juste un week-end où les téléphones restent dans les chambres.
For the family that doesn't see each other enough. For the friends who've been talking about getting together for three years. For the small group that wants a retreat without the word "retreat" — just a weekend where phones stay in the bedrooms.
Voilà l'histoire de Chez Marishan. Pas de légende, pas de mythe fondateur. Juste une maison au bord d'un lac, pensée pour que l'hiver rapproche au lieu d'isoler. Le reste, c'est à vous de l'écrire.
That's the story of Chez Marishan. No legend, no founding myth. Just a house on a lake, designed so winter brings people closer instead of isolating them. The rest is yours to write.
Ce que les voyageurs m'apprennentWhat guests teach me
Après quelques hivers à accueillir des groupes, j'ai remarqué quelque chose : les voyageurs n'utilisent jamais la maison comme je l'avais imaginée — ils l'utilisent mieux. Le dôme au bord de l'eau, que je voyais comme un belvédère d'été, est devenu le QG des discussions de fin de soirée en hiver, quand la neige tombe et que personne ne veut rentrer. Le piano, que je croyais un peu décoratif, réunit trois générations autour d'un air que tout le monde connaît à moitié et que personne ne joue vraiment bien. Et la table de billard ? Elle a réglé plus de différends familiaux que n'importe quelle thérapie — une partie, des rires, on passe à autre chose. C'est parfait comme ça.
After a few winters of welcoming groups, I've noticed something: guests never use the house the way I imagined — they use it better. The dome by the water, which I pictured as a summer lookout, became headquarters for late-night conversations in winter, when snow is falling and nobody wants to go back inside. The piano, which I thought was a bit decorative, brings three generations together around a tune everyone half-knows and nobody really plays well. And the pool table? It has settled more family disagreements than any therapy — one game, some laughs, move on. It's perfect that way.
Et c'est pour ça que je ne fige rien. Chaque saison, j'ajuste un détail : une couverture de plus dans le solarium, des jeux de société qui manquaient, un éclairage extérieur revu après avoir observé où les gens marchent vraiment le soir. Les voyageurs me disent souvent ce qui leur a manqué — et je les écoute, parce qu'ils vivent la maison mieux que moi. Une maison comme Chez Marishan n'est jamais finie : elle apprend, comme moi, au contact de ceux qui l'habitent quelques nuits. C'est ça, la vraie histoire — elle s'écrit encore.
And that's why I never freeze anything in place. Every season, I tweak a detail: one more blanket in the solarium, board games that were missing, outdoor lighting reworked after watching where people actually walk at night. Guests often tell me what was missing — and I listen, because they live in the house better than I do. A house like Chez Marishan is never finished: it learns, like I do, from the people who inhabit it for a few nights. That's the real story — it's still being written.
